Protocole de Fencing-Escrime NB en cas de commotion cérébrale
Adapté de : Parachute. (2024). Lignes directrices canadiennes sur les commotions cérébrales dans le sport (2eédition). http://www.parachute.ca/guideline
Avertissement : ni ce document ni aucun des documents auxquels il renvoie ne constituent un avis médical officiel, ni ne visent à remplacer un diagnostic médical, une évaluation des symptômes ou un avis médical.
Fencing-Escrime NB a élaboré le Protocole de Fencing-Escrime NB en matière de commotions cérébrales afin de guider la prise en charge des athlètes chez qui l’on soupçonne une commotion cérébrale à la suite de leur participation aux activités de Fencing-Escrime NB.
Outils et ressources
Pour plus d’informations et de ressources sur les commotions cérébrales, consultez : https://parachute.ca/en/injury-topic/concussion/
Pour l’outil de reconnaissance des commotions cérébrales 6 (CRT6), consultez : CRT6.pdf
Objectif
Ce protocole couvre la reconnaissance, le diagnostic médical et la prise en charge des participants susceptibles de subir une commotion cérébrale présumée lors d’une activité sportive. Il vise à garantir que les athlètes présentant une commotion cérébrale présumée reçoivent des soins rapides et appropriés ainsi qu’une prise en charge adéquate afin de leur permettre de reprendre leur sport en toute sécurité. Ce protocole ne couvre peut-être pas tous les scénarios cliniques possibles pouvant survenir lors d’activités sportives, mais il inclut des éléments essentiels fondés sur les données les plus récentes et le consensus actuel des experts.
Qui doit utiliser ce protocole ?
Ce protocole est destiné à toutes les personnes amenées à interagir avec des athlètes dans le cadre d’activités sportives organisées, scolaires ou non, y compris les athlètes, les parents/tuteurs, les entraîneurs, les officiels, les enseignants, les préparateurs physiques et les professionnels de santé agréés.
1. Formation avant la saison
Malgré l’attention accrue portée récemment aux commotions cérébrales, il reste nécessaire d’améliorer la formation et la sensibilisation à ce sujet. L’optimisation de la prévention et de la prise en charge des commotions cérébrales dépend fortement d’une formation annuelle de toutes les personnes jouant un rôle dans la communauté sportive sur les approches fondées sur des données probantes qui permettent de prévenir les commotions cérébrales et les formes plus graves de traumatismes crâniens, et d’aider à identifier et à prendre en charge un athlète chez qui l’on soupçonne une commotion cérébrale.
La formation sur les commotions cérébrales doit inclure des informations sur :
• la définition de la commotion cérébrale,
• les mécanismes possibles de la blessure,
• les signes et symptômes courants,
• les mesures à prendre pour prévenir les commotions cérébrales et autres blessures dans le sport,
• que faire lorsqu’un athlète a subi une commotion cérébrale présumée ou une blessure à la tête plus grave,
• les mesures à prendre pour garantir une évaluation médicale appropriée, y compris les stratégies de retour à l’école et de retour au sport, et
• les exigences en matière d’autorisation médicale pour la reprise du sport.
Outre la consultation des informations sur les commotions cérébrales, il est également important que tous les acteurs du milieu sportif aient une compréhension claire du protocole de Fencing-Escrime NB en matière de commotions cérébrales. Cela peut par exemple se faire par le biais de séances d’orientation en présentiel organisées avant la saison à l’intention des athlètes, des parents/tuteurs, des entraîneurs et des autres acteurs du milieu sportif.
2. Reconnaissance des traumatismes crâniens
Bien que le diagnostic formel d’une commotion cérébrale doive être posé à la suite d’un examen médical, tous les membres de la communauté sportive, y compris les athlètes, les parents/tuteurs, les entraîneurs, les officiels, les enseignants, les préparateurs physiques et les professionnels de santé agréés, ont la responsabilité de reconnaître et de signaler les athlètes chez qui on soupçonne une commotion cérébrale. Ceci est particulièrement important car de nombreux sites sportifs et de loisirs n’ont pas accès à des professionnels de santé agréés sur place.
Suspicion de commotion cérébrale
Une commotion cérébrale doit être suspectée si un athlète subit un choc à la tête, au visage, au cou ou au corps et :
présente un ou plusieurs signes observables d’une commotion cérébrale présumée (tels que détaillés dans l’outil de reconnaissance des commotions cérébrales 6), OU
signale un ou plusieurs symptômes de commotion cérébrale présumée (tels que détaillés dans l’Outil de reconnaissance des commotions cérébrales 6).
Cela inclut les cas où le choc n’a pas été vu, mais où quelqu’un constate que l’athlète présente un ou plusieurs signes observables de commotion cérébrale présumée ou que l’athlète signale un ou plusieurs symptômes de commotion cérébrale présumée à l’un de ses pairs, à ses parents/tuteurs, à ses entraîneurs ou à ses enseignants.
Dans tous les cas de suspicion de commotion cérébrale, l’athlète doit être immédiatement retiré de l’activité et subir un examen médical dès que possible.
Signes et symptômes tardifs
Si un athlète est retiré du jeu à titre de précaution à la suite d’un choc, mais qu’il ne présente aucun signe ou symptôme observable de commotion cérébrale présumée, il peut reprendre le jeu mais doit faire l’objet d’une surveillance pour détecter d’éventuels symptômes tardifs pendant une période pouvant aller jusqu’à 48 heures.
Signes d’alerte
Dans certains cas, un athlète peut présenter des signes ou des symptômes pouvant indiquer une lésion plus grave de la tête ou de la colonne vertébrale, notamment une perte de conscience, des convulsions, une aggravation des maux de tête, des vomissements répétés ou des douleurs cervicales (voir la liste détaillée dans l’outil de reconnaissance des commotions cérébrales 6).
Si un athlète présente l’un de ces signes d’alerte, il faut suspecter une blessure plus grave à la tête ou à la colonne vertébrale, appliquer les principes des premiers secours et procéder à une évaluation médicale d’urgence.
3. Évaluation médicale sur place
En fonction de la gravité présumée de la blessure, une évaluation initiale peut être effectuée par des professionnels de la médecine d’urgence ou par un professionnel de santé agréé présent sur place, le cas échéant.
En cas de signes d’alerte, une évaluation médicale d’urgence doit être effectuée par des professionnels des services d’urgence (voir 3a ci-dessous). Si aucune blessure grave n’est suspectée, l’athlète doit subir une évaluation médicale sur le terrain ou une évaluation médicale, selon la présence ou non d’un professionnel de santé agréé (voir 3b ci-dessous).
3a. Évaluation médicale d’urgence
Si l’on soupçonne qu’un athlète a subi une blessure plus grave à la tête ou à la colonne vertébrale, il convient d’appeler immédiatement une ambulance afin de transférer le patient vers le service des urgences le plus proche pour un examen médical complémentaire.
Les entraîneurs, parents/tuteurs, soigneurs et officiels ne doivent en aucun cas tenter de retirer l’équipement ou de déplacer l’athlète, et celui-ci ne doit pas être laissé seul jusqu’à l’arrivée de l’ambulance. Une fois que le personnel des services médicaux d’urgence a terminé l’évaluation médicale d’urgence, l’athlète doit être transféré à l’hôpital le plus proche pour une évaluation médicale.
Dans le cas de jeunes athlètes, les parents ou le tuteur légal de l’athlète doivent être contactés immédiatement pour les informer de la blessure. Pour les athlètes adultes, la personne à contacter en cas d’urgence doit être contactée si elle a été désignée.
3b. Évaluation médicale sur le terrain
Si l’on soupçonne qu’un athlète a subi une commotion cérébrale et qu’il n’y a pas de risque de blessure plus grave à la tête ou à la colonne vertébrale, le joueur doit être immédiatement retiré du terrain.
Scénario 1 : Si un professionnel de santé agréé est présent
L’athlète doit être conduit dans un endroit calme et subir une évaluation médicale sur le terrain à l’aide du Sport Concussion Assessment Tool 6 (SCAT6) ou du Child SCAT6.
Le SCAT6 et le Child SCAT6 sont des outils cliniques qui ne doivent être utilisés que par un professionnel de santé agréé ayant reçu une formation et disposant d’une expérience dans leur utilisation. Ces outils peuvent être utilisés dans le cadre de l’évaluation clinique globale et du dépistage des commotions cérébrales. Il est important de noter que les résultats des tests SCAT6 et Child SCAT6 peuvent être normaux en cas de commotion cérébrale aiguë et que les signes et symptômes peuvent évoluer avec le temps. À ce titre, ces outils peuvent être utilisés par des professionnels de santé agréés pour documenter les symptômes initiaux et l’état neurologique, mais ne doivent pas servir à prendre des décisions concernant le retour au sport sur le terrain chez les jeunes athlètes. Tout jeune athlète chez qui l’on soupçonne une commotion cérébrale ne doit pas reprendre le match ou l’entraînement et doit être orienté vers une évaluation médicale.
Scénario 2 : En l’absence de professionnel de santé agréé
Un athlète chez qui l’on soupçonne une commotion cérébrale doit être orienté vers un médecin ou une infirmière praticienne pour un examen médical dès que possible.
4. Examen médical
L’examen médical a pour but de déterminer si l’athlète souffre ou non d’une commotion cérébrale diagnostiquée. Afin de fournir une évaluation complète des athlètes chez lesquels on soupçonne une commotion cérébrale, l’examen médical doit :
· exclure les formes plus graves de traumatismes crâniens et de lésions de la colonne vertébrale,
· exclure les affections médicales et neurologiques pouvant présenter des symptômes similaires à ceux d’une commotion cérébrale, et
· établir un diagnostic différentiel de commotion cérébrale en se fondant sur les résultats de l’anamnèse et de l’examen physique, ainsi que sur l’utilisation fondée sur des preuves de tests complémentaires, le cas échéant (p. ex., tomodensitométrie).
Au Canada, les professionnels de la santé autorisés dont le champ d’exercice répond à ces exigences sont les médecins et les infirmières praticiennes. Les médecins capables d’évaluer les patients chez qui on soupçonne une commotion cérébrale comprennent les pédiatres, les médecins de famille, les médecins du sport, les urgentistes, les internistes, les physiatres (médecins de réadaptation), les neurologues et les neurochirurgiens.
Dans les régions du Canada où l’accès aux médecins et aux infirmières praticiennes est limité (c’est-à-dire les communautés rurales, éloignées ou nordiques), un professionnel de la santé agréé, tel qu’une infirmière ayant un accès préétabli à un médecin ou à une infirmière praticienne, peut assumer ce rôle.
Les athlètes chez qui aucune commotion cérébrale n’a été constatée doivent recevoir une lettre d’évaluation médicale indiquant qu’aucune commotion cérébrale n’a été diagnostiquée. L’athlète peut reprendre ses activités scolaires, professionnelles et sportives sans restriction.
Les athlètes chez qui une commotion cérébrale a été diagnostiquée doivent recevoir une lettre d’évaluation médicale indiquant qu’une commotion cérébrale a été diagnostiquée. L’athlète doit suivre un retour progressif à ses activités, y compris scolaires, professionnelles et sportives (voir 5. Prise en charge des commotions cérébrales).
IMPORTANT : Étant donné que la lettre d’évaluation médicale contient des informations de santé personnelles, il incombe à l’athlète ou à ses parents/tuteurs légaux de fournir ce document aux entraîneurs, enseignants ou employeurs de l’athlète. Il est également important que l’athlète ou l’entraîneur transmette ces informations aux responsables des organisations sportives chargés de la déclaration des blessures et de la surveillance des commotions cérébrales, le cas échéant.
5. Prise en charge des commotions cérébrales
Les athlètes chez qui une commotion cérébrale a été diagnostiquée doivent recevoir une formation sur les signes et symptômes de la commotion cérébrale, le traitement et la prise en charge de leurs symptômes, les risques liés à la reprise du sport sans autorisation médicale, ainsi que des recommandations concernant une reprise progressive de la scolarité (le cas échéant) et des activités sportives.
Les athlètes chez qui une commotion cérébrale a été diagnostiquée doivent être pris en charge conformément à leurs stratégies de retour à l’école (le cas échéant) et de retour au sport spécifiques à leur discipline, sous la supervision d’un médecin ou d’une infirmière praticienne. Lorsque cela est possible, les athlètes doivent être encouragés à travailler avec le professionnel de santé agréé de leur équipe afin d’optimiser leur progression dans le cadre de leur stratégie de retour au sport spécifique à leur discipline.
Les étapes progressives des stratégies de retour à l’école et de retour au sport sont décrites ci-dessous. Notez que ces stratégies commencent en même temps, peuvent se dérouler simultanément et que la première étape des deux est la même.
Stratégie de retour à l’école
Ce qui suit est un aperçu de la stratégie de retour à l’école qui devrait être utilisée pour aider les élèves, les parents/tuteurs et les enseignants à collaborer afin de permettre à l’athlète de reprendre progressivement ses activités scolaires (Tableau 1). Chaque commotion cérébrale est unique et, en fonction de la gravité et du type de symptômes présents, la progression à travers les étapes suivantes sera différente pour chaque élève-athlète. Cet outil est une recommandation et ne doit pas remplacer un avis médical.
Aucun certificat médical n’est requis pour la reprise des cours, sauf en cas de participation à part entière aux sports et activités physiques scolaires. La reprise du sport et de l’activité physique doit s’inscrire dans le cadre de la stratégie de reprise du sport.
Les élèves n’ont pas besoin d’être exempts de symptômes pour retourner à l’école et une absence totale de plus d’une semaine n’est pas recommandée. Il est fréquent que les symptômes d’un élève s’aggravent légèrement avec l’activité. Cela est acceptable à mesure qu’ils progressent dans les étapes, tant que l’exacerbation des symptômes est :
· e légère : les symptômes ne s’aggravent que d’un à deux points sur une échelle de zéro à dix, et
· e de courte durée : les symptômes reviennent à leur niveau d’avant l’activité en moins d’une heure.
Si les symptômes de l’élève s’aggravent davantage, il doit faire une pause et adapter ses activités si nécessaire.
| Étape | Étape | Description | Objectif de chaque étape |
|---|---|---|---|
| 1 | Activités de la vie quotidienne et repos relatif (premières 24 à 48 heures) | o Activités habituelles à domicile (par exemple, préparation des repas, interactions sociales, marche légère) qui n’entraînent qu’une aggravation légère et brève des symptômes o Réduire au minimum le temps passé devant un écran | Reprise progressive des activités habituelles |
| Au plus tard 24 à 48 heures après la blessure, passer à l’étape 2. | |||
| 2 | Activités scolaires avec encouragement à retourner à l’école (dans la mesure où cela est toléré) | o Devoirs, lecture ou autres activités cognitives légères à l’école ou à la maison o Faire des pauses et adapter les activités si celles-ci entraînent une aggravation des symptômes plus que légère et brève o Reprendre progressivement l’utilisation d’écrans, dans la mesure où cela est toléré | Augmenter la tolérance au travail cognitif et renouer des liens sociaux avec les camarades |
| Si l’élève supporte les activités scolaires, passer à l’étape 3. | |||
| 3 | Journées à temps partiel ou à temps plein à l’école avec des aménagements (selon les besoins) | o Réintroduire progressivement le travail scolaire o Développer progressivement la tolérance à l’environnement de la classe et de l’école. Des journées scolaires à temps partiel avec des pauses tout au long de la journée et d’autres aménagements peuvent être nécessaires o Réduire progressivement les aménagements liés à la commotion cérébrale et augmenter la charge de travail | Augmenter les activités scolaires. |
| Si l’élève est capable de supporter des journées complètes sans aménagements liés à la commotion cérébrale, passez à l’étape 4. | |||
| 4 | Retour à l’école à temps plein | o Reprise des journées scolaires complètes et des activités scolaires, sans mesures d’adaptation liées à la commotion cérébrale o Pour la reprise du sport et de l’activité physique, y compris les cours d’éducation physique, se reporter à la stratégie de reprise du sport | Reprise de toutes les activités scolaires. |
| Le retour à l’école est terminé. |
Tableau adapté de : Patricios, Schneider et al., 2023 ; Reed, Zemek et al., 2023
Stratégie de retour au sport spécifique à l’escrime
Ce qui suit est un aperçu de la stratégie de retour au sport qui devrait être utilisée pour aider les athlètes, les parents/tuteurs, les entraîneurs, les préparateurs physiques et les professionnels de santé à collaborer afin de permettre à l’athlète de reprendre progressivement ses activités sportives. Cet outil est une ligne directrice et ne doit pas remplacer un avis médical ; sous la supervision d’un professionnel de santé, les délais et les activités peuvent varier.
L’athlète doit passer au moins 24 heures à chaque étape avant de passer à la suivante. Il est fréquent que les symptômes d’un athlète s’aggravent légèrement avec l’activité. Cela est acceptable au cours des étapes 1 à 3 du retour au sport, à condition que l’exacerbation des symptômes soit :
· légère : les symptômes ne s’aggravent que d’un à deux points sur une échelle de zéro à dix, et
· brève : les symptômes reviennent à leur niveau d’avant l’activité en moins d’une heure.
Si les symptômes de l’athlète s’aggravent davantage, il doit arrêter l’activité et essayer de la reprendre le lendemain à la même étape.
Avant de passer à l’étape 4 de la stratégie de reprise du sport spécifique à l’escrime, les athlètes doivent :
- avoir franchi avec succès toutes les étapes de la stratégie de retour à l’école (le cas échéant), et
- fournir à leur entraîneur une attestation médicale indiquant qu’ils ont reçu l’autorisation médicale de reprendre des activités présentant un risque de chute ou de contact.
Si l’athlète présente des symptômes de commotion cérébrale après avoir obtenu l’autorisation médicale (c’est-à-dire pendant les étapes 4 à 6), il doit revenir à l’étape 3 afin de s’assurer de la disparition complète des symptômes. Une nouvelle autorisation médicale sera requise avant de passer à l’étape 4.
| Étape | Activité | Détails de l’activité | Objectif de chaque étape | |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Activités de la vie quotidienne et repos relatif (premières 24 à 48 heures) | o Activités habituelles à domicile (par exemple, préparation des repas, interactions sociales, marche légère) qui n’entraînent qu’une aggravation légère et brève des symptômes o Réduire au minimum le temps passé devant un écran | Reprise progressive des activités habituelles | |
| Au plus tard 24 à 48 heures après la blessure, passez à l’étape 2. | ||||
| 2 | 2A : Exercices d’aérobie à faible intensité | o Commencez par des exercices d’aérobie légers, tels que le vélo d’appartement et la marche à un rythme lent à modéré o Vous pouvez commencer un entraînement de résistance léger qui n’entraîne qu’une aggravation légère et brève des symptômes o Faites de l’exercice jusqu’à environ 55 % de votre fréquence cardiaque maximale o Faites des pauses et adaptez vos activités si nécessaire | Augmenter la fréquence cardiaque | |
| 2B : Exercice aérobique d’intensité modérée | o Augmenter progressivement la tolérance et l’intensité des activités aérobiques, telles que le vélo d’appartement et la marche à un rythme soutenu o Faites de l’exercice jusqu’à environ 70 % de votre fréquence cardiaque maximale o Faire des pauses et adapter les activités si nécessaire | |||
| Si l’athlète supporte un exercice aérobique modéré, passez à l’étape 3. | ||||
| 3 | Activités individuelles spécifiques au sport, sans risque de choc accidentel à la tête | o Ajouter des activités spécifiques au sport (par exemple, course, changements de direction, exercices individuels) o Effectuer les activités individuellement et sous la supervision d’un enseignant, d’un parent/tuteur ou d’un entraîneur o Passer à l’étape où l’athlète ne présente plus de symptômes liés à une commotion cérébrale, même pendant l’exercice | Augmenter l’intensité des activités aérobiques et introduire des mouvements spécifiques au sport à faible risque | |
| Autorisation médicale Si l’athlète a terminé son retour à l’école (le cas échéant) et a reçu l’autorisation médicale, passer à l’étape 4. | ||||
| 4 | Exercices et activités d’entraînement sans contact | o Passez à des exercices sans contact physique à haute intensité, y compris des exercices et des activités plus exigeants (par exemple, exercices de passes, entraînements et séances avec plusieurs athlètes) | Reprenez l’intensité habituelle des exercices, de la coordination et des aptitudes cognitives liées à l’activité | |
| Si l’athlète peut supporter l’intensité habituelle des activités sans réapparition des symptômes, passer à l’étape 5. | ||||
| 5 | Reprise de toutes les activités non compétitives, des entraînements avec contact et des activités d’éducation physique | o Passer à des activités à plus haut risque, y compris les activités d’entraînement habituelles, les entraînements de sport avec contact et les activités de cours d’éducation physique o Ne pas participer à des matchs de compétition | Reprise des activités présentant un risque de chute ou de contact physique, rétablissement de la confiance et évaluation des capacités fonctionnelles par le personnel d’encadrement | |
| Si l’athlète supporte les activités non compétitives à haut risque, passer à l’étape 6. | ||||
| 6 | Reprise du sport | Pratique sportive et activité physique sans restriction | ||
| Le retour au sport est terminé. |
Tableau adapté de : Patricios, Schneider et al., 2023 ; Reed, Zemek et al., 2023
6. Prise en charge interdisciplinaire des commotions cérébrales
La plupart des athlètes qui subissent une commotion cérébrale pendant la pratique d’un sport se rétablissent complètement et sont en mesure de reprendre pleinement leurs études sans aucune adaptation liée à la commotion cérébrale, ainsi que de reprendre pleinement la pratique sportive sans restriction dans les quatre semaines suivant la blessure. Cependant, environ 15 à 30 % des personnes présenteront des symptômes qui persisteront au-delà de ce délai.
Les athlètes qui présentent des symptômes persistants (au-delà de quatre semaines) peuvent bénéficier d’une orientation vers des soins interdisciplinaires spécialisés en commotion cérébrale afin de bénéficier d’une évaluation et de soins adaptés à leurs symptômes et besoins individuels.
La prise en charge des symptômes persistants doit suivre les recommandations de gestion figurant dans les lignes directrices de pratique clinique canadiennes :
· Lignes directrices pédiatriques (enfants et jeunes de moins de 18 ans)
· Lignes directrices de l’ s pour les adultes (18 ans et plus)
7. Reprise du sport
Les athlètes chez qui aucune commotion cérébrale n’a été constatée et qui fournissent une lettre d’évaluation médicale l’attestant peuvent reprendre leurs activités scolaires, professionnelles et sportives sans restriction.
Les athlètes chez qui une commotion cérébrale a été diagnostiquée peuvent se voir accorder l’autorisation médicale de reprendre des activités sportives comportant un risque de contact ou de chute une fois qu’ils ont suivi avec succès :
· toutes les étapes de la stratégie de retour à l’école (le cas échéant), et
· les étapes 1 à 3 de la stratégie de reprise du sport spécifique à l’escrime.
La décision finale d’autoriser médicalement un athlète à reprendre une activité présentant un risque de chute et de contact doit être fondée sur le jugement clinique du médecin ou de l’infirmier praticien, en tenant compte des antécédents médicaux de l’athlète, de ses antécédents cliniques, des résultats de l’examen physique et des résultats d’autres tests et consultations cliniques lorsque cela est indiqué (par exemple, tests neuropsychologiques, imagerie diagnostique).
Pour passer à l’étape 4 du retour au sport, l’athlète doit fournir à son entraîneur une attestation médicale précisant qu’un médecin ou une infirmière praticienne a personnellement examiné le patient et a autorisé l’athlète à reprendre le sport. Dans les régions du Canada où l’accès aux médecins est limité (c’est-à-dire les communautés rurales, éloignées ou nordiques), un professionnel de la santé agréé (par exemple une infirmière) ayant un accès préétabli à un médecin ou à une infirmière praticienne peut fournir ce document.
Il est également important que l’athlète ou l’entraîneur fournisse ces informations aux administrateurs de l’organisation sportive chargés de la déclaration des blessures et de la surveillance des commotions cérébrales, le cas échéant.
Les athlètes ayant reçu une lettre d’autorisation médicale peuvent passer aux étapes 4, 5 et 6 de la stratégie de retour au sport spécifique à l’escrime afin de reprendre progressivement des activités sportives complètes et sans restriction. Si l’athlète présente de nouveaux symptômes de type commotion cérébrale au cours de ces étapes, il doit être invité à cesser l’activité et à revenir à l’étape 3 afin de s’assurer de la disparition complète des symptômes. Un certificat médical est à nouveau requis avant de passer à l’étape 4. Ces informations doivent être communiquées aux personnes concernées (par exemple, l’entraîneur, le préparateur physique, l’enseignant).
Si l’athlète subit une nouvelle commotion cérébrale présumée, le protocole de Fencing-Escrime NB en matière de commotion cérébrale doit être suivi comme indiqué ici.
Adopté : avril 2024
Révisé : avril 2026